Une Histoire Brève des Cadets LaSalle - Ottawa , Canada
Traduction du texte paru dans « A History of Drum
& Bugle Corps, Vol. 2 » décrivant les Cadets LaSalle, dOttawa.
Traduit pour Quoi de Neuf ? avec la permission de Steve Vickers, éditeur de Drum
Corps World.
Cest en octobre 1963 quun corps de tambours et clairons émergea
littéralement de lombre de la magnifique Tour de la paix sur la colline du
Parlement de la capitale nationale du Canada. En un temps record, ce groupe mettra le
monde du « drum corps » en feu ! Malheureusement, ce brasier quétaient les Cadets
LaSalle, séteindra sans faire long feu, ne durant quune décennie.
Le groupe a vu le jour en 1911 à lAcadémie De LaSalle, une école secondaire
privée située sur la promenade Sussex dans la basse-ville dOttawa et dirigée par
les frères des écoles chrétiennes. Il faisait partie du programme militaire de
lArmée canadienne et fut résilié par les instances gouvernementales en juin 1963,
sTuivant la fin de lannée scolaire. Les vieux clairons, sans clé ni piston, furent
abandonnés et un nouvel ensemble de clairons avec piston et valve rotative, neuf et
moderne pour lépoque, ainsi quune batterie furent acquis.
Sous la direction de feu le frère Alain (M. Claude
Brisebois) et plus tard, M. René Rockbrune, les « Red Socks » (surnommé les Bas Rouges
par les groupes ontariens et américains, à cause des bas rouges contrastants avec les
pantalons noirs et les souliers blancs quils portaient) devinrent un des groupes les
plus facilement identifiables grâce à leur style visuel et musical flamboyant. Entrant
sur le terrain de compétition vêtus de blouses de satin blanches avec des écharpes
décorées de rouge, de noir et de blanc et portées distinctivement à droite, avec leurs
casquettes rouges de style cadet, (plutôt associés aux forces policières, rendus plus
populaire de nos jours par lAcadémie Musicale) et les fameux bas rouges, les Cadets
LaSalle se distinguaient toujours dans cette mer de tuniques de laine, de shakos lourds et
de plumes portées par la grande majorité des groupes de lépoque.
Au début, sous la direction musicale de M. Maurice Legault et par la suite, de feu M.
André Campeau, le groupe présentait continuellement des sections de clairons des plus
constantes et des plus talentueuses. Année après année, les spectateurs étaient
divertis par des solistes des plus excitants. Qui peut oublier M. Denis Proulx et son solo
soprano dans la pièce Johnny One Note en 1966 ou le fameux solo baryton pendant la pièce
concert Summertime, joué par M. Bill Cross, en 1969 ? Le grand M. Jean Leblanc établira
de nouveaux paradigmes pour les joueurs de notes élevées avec des solos dans les
sonneries du début et de la fin du spectacle de 1970 à vous en donner la chaire de poule
! Accompagné de MM. Marc Chartier et Michel Sarda, ils interprétèrent le trio soprano
dans la pièce douverture, Jezebel. Suivant le départ de Jean, plusieurs joueurs
talentueux prirent la relève et on nomme, Serge Mercier, Guy Laflamme, Claude Scott qui, plus tard,
atteindra une certaine célébrité avec son numéro de sportif « Mr. Bud » et M. Monty
Kirkpatrick en 1972 et 1973.
Les percussions étaient sous la direction de M. René Rockbrune, et plus tard, sous celle
de MM. Rock St-Jean (joueur à lépoque de M. Rockbrune) appuyé par M. Fred
Johnson. Ces percussions se classaient constamment au sommet des ensembles de percussion
et présentaient souvent les sections les plus nombreuses en terme de joueurs. Les piliers
des premières années étaient MM. Rock St-Jean, Raymond Houle et Marcel Mathurin. Les
fameuses sections composées de six caisses claires et six ténors de la saison 1970
comprenaient MM. Terry Kirkpatrick, Michel Monette, Jean-Pierre Séguin, Charles St-Jean,
(le frère cadet de Roch) Peter « Stinskie » Gravel, Jim Udall et Bill Serson. Une des
bonnes anecdotes racontée à lépoque (saison 1973) par des membres compétiteurs
des Toronto Optimists qui relataient que les gradins du côté sud du stade CNE de Toronto
tremblaient lorsque la batterie des Cadets LaSalle passaient sous ceux-ci et sortaient du
tunnel en jouant leur marche de rue. Une ère lointaine pendant laquelle les sections de
percussion jouaient en entrant et en sortant du terrain de compétition.
Les Cadets présentaient toujours un répertoire de pièces musicales excitantes
comprenant, en 1966-1967, Johnny One Note, Brazil, Funiculli Funiculla et Softly As I
Leave You. En 1969, on pouvait entendre Jezebel, Summertime et Aquarius . 1970 nous
offrait My Kind Of Girl et Traces et finalement, en 1973, One Fine Morning (pièce rendue
populaire par le groupe canadien « jazz / rock », Lighthouse) et la pièce principale de
la trame sonore du film Shaft, avec Isaac Hayes.
Au printemps de 1970, Mike Bowman faisait paraître larticle suivant pour la
publication The Ontarion, un journal pour les mordus de lactivité des corps de
tambours et clairons.
Un groupe qui figure dernièrement dans les manchettes du « drum corps » est les Cadets
LaSalle dOttawa. Ce corps junior est un de ceux qui montent le plus rapidement en
Amérique du Nord et on constatera le résultat de cet épanouissement en 1970.
Fondés en 1963 par les frères des écoles chrétiennes et parrainés par
lAcadémie De LaSalle dOttawa, les « Red Socks » sont devenus un des corps
les plus distingués du continent. Reconnus pour leur style franco-anglais et leurs
membres bien disciplinés, les Cadets causeront plusieurs surprises auprès des autres
corps juniors lorsque les compétitions se mettront en branle.
Pendant les saisons 1964 et 1965, ce groupe nen était quun parmi tant
dautres. Qui aurait cru quà leur troisième année dexistence, les
Cadets LaSalle seraient le corps le plus redouté en sol canadien ? Ils se classèrent
deuxième aux grands championnats canadiens en 1966 et aussi en 1967. Les deux fois, aux
mains des Optimists de Toronto, et ce par une marge de quelques dixièmes de point. Ceux
qui étaient présents ou qui possèdent la trame sonore de la prestation des Cadets
LaSalle au championnat de 1967 ont su apprécier lattrait de ce groupe auprès des
spectateurs. Limplication et les applaudissements des plus chaleureux par les
spectateurs ont rendu le spectacle et la trame sonore pratiquement inaudibles.
Il va sans dire que 1967 fut une grande année pour les Cadets LaSalle. Ils visitèrent
deux provinces et sept états (et ce, pendant une époque qui noffrait pas de
tournées) et lodomètre indiquera quelques 35 000 kilomètres.
Malheureusement, 1968 sera une saison de reconstruction. Malgré tout, les Cadets auront
le cran et la force de continuer. Leur travail et leur détermination les ramènera près
du premier rang en 1969. Ils seront récompensés pour leur acharnement au travail par une
victoire au dépens dun autre très bon groupe, soit St. Josephs, de Batavia,
NY, et ce, en juin 1969. Aucun autre corps canadien navait réussi un exploit
semblable depuis 1966. Ce fut bien malheureux quils naient pas effectué plus
de voyages en sol américain en 1969 mais cette situation changera dès la saison
prochaine. Le groupe est au stage de la planification et il anticipe participer au
championnat national du C.Y.O. (Catholic Youth Organisations) à Lowell, MA, en août. Ils
sera également de la partie au Shriners International le 29 juin, à Toronto, où ils
croiseront le fer avec St. Joes, 27th Lancers et Kilties.
À moment-là, leur section de couleurs est invaincue à ces compétitions. Ils ont
remporté les honneurs du championnat provincial à Toronto le 7 mars dernier. Ils ont
réussi cet exploit en devancant le groupe DeLaSalle « D » par 1,45 points et les
champions défendants, les Optimists, par 2,9 points. On nous rapporte également
quils auraient décroché les honneurs du championnat canadien, le 14 mars dernier
à Ottawa. En ce moment, jaimerais bien les voir en compétition contre les fameux
Aquinas Institute Color Guard, de Rochester, NY et les voir leur donner toute une
compétition.
Individuellement, les Cadets sont les meilleurs au pays. Lors du championnat individuel de
lOntario le 7 février dernier, les Cadets ont littéralement balayé leurs
compétiteurs en remportant toutes les catégories dans lesquelles ils particfipent : solo
soprano, duo, trio, quatuor et sextet de cuivres . Ils se classèrent 1er, 2e et 3e dans
les catégories solo caisse claire et solo ténor tout en remportant les catégories duo
et quatuor de percussion. QUEL EXPLOIT ! Sils peuvent jouer ensemble comme ils le
font individuellement, vous verrez sans doute un des meilleurs corps junior de tous les
temps. (On me dit quils ont remporté des honneurs similaires au championnat
individuel national.)
Jai vraiment hâte de voir ces gars-là sur le terrain de compétition. Trois
excellentes sections, soient les couleurs, la « horn line » et la « drum line ». Que
peut-on demander de plus ? Pour ceux qui pourront sy rendre, ils seront à la
compétition Cavalcade Of Drums à Syracuse, NY, le 25 avril prochain, vêtus de nouvelles
blouses de satin et de nouvelles écharpes. Ils surprendront plus dun incrédule.
Au cours de lété de 1970, tout le monde du « drum corps » parle deux suite
à leur victoire très convaincante sur plusieurs grands noms du « drum corps » à
Kingston, NY, le 15 août dernier. La semaine suivante, ils remportaient les honneurs face
aux champions nationaux du VFW de lannée précédente, Racine Kilties, lors
dune compétition des plus chaudement disputée à lancien stade McArthur de
Syracuse, NY. À la suite de cette compétition, Dave King écrivait dans le Drum Corps
News ...
Parmi toutes sortes de conjectures tant quaux scores quils se seraient
mérités aux championnatx nationaux du CYO mercredi dernier, les Cadets LaSalle
balayaient la compétition devant quatre des corps les mieux connus. Lévénement :
la 6e édition du Pow Wow of Junior Champions, a eu lieu à guichets fermés au stade
Dietz de Kingston, NY. Lécart de sept points avec les Vanguards de Des Plaines,
Illinois, laissait voir à quel niveau de qualité les Cadets LaSalle en était rendu.
Sils avaient participé à la compétition à Boston tel que prévu, est-ce que cet
écard de sept points aurait été le même, les placant ainsi parmi les cinq meilleurs
groupes de la saison ?
Un peu plus loin dans son reportage, Dave décrivait le corps comme suit ...
Les Cadets LaSalle (Ottawa, Canada) étaient sans équivoque le meilleur corps du
spectacle. La section des cuivres démontrait un bon contrôle tout au long de la
performance et ne jouait jamais au-delà de sa capacité. La justesse et la qualité du
son étaient excellentes. Lensemble de la percussion, avec ses 23 joueurs, était
précis et efficace. La section des couleurs, excellente comme à lhabitude, était
très bien appuyée par une section de cinq carabines et elle était pratiquement égale
à celle des Troopers de Casper, Wyoming. Leur pièce concert, Éloïse, fut bien
appréciée et la pièce finale, Traces, était trés bonne. Jean Leblanc et Bill Cross
réussissaient de lexcellent travail en solo tandis que les tambours-majors, Gilles
Longtin et Robert Nault, se méritaient les honneurs (une montre en prix) du meilleur
tambour-major. Les Cadets se méritèrent la seule ovation, debout.
Malheureusement pour le corps, tout le bon travail accompli pendant lété ne leur
permettrait pas de remporter la palme du championnat national, qui eut lieu au stade
Varsity de Toronto. Ils devaient sincliner devant DeLaSalle Oaklands pendant une
compétition des plus excitantes, et ce par un mince écart de ,1 dixième de point. Ce
qui est plus, à ce moment de leur histoire, le groupe qui auparavant était composé de
jeunes hommes qui étaient tous étudiants à lAcadémie De-La-Salle, comprenait
maintenant un effectif composé de 60 % de joueurs en provenance des différents corps de
lest de lOntario et de louest du Québec. La qualité du corps attirait
des performeurs de groupes de calibre B de toutes les municipalités environnantes
dOttawa, dont Arnprior, Carleton Place, Smith Falls et Kingston en Ontario, et
Gatineau, Buckingham, Saint-Jérôme et même de Montréal au Québec.
Lannée 1971 en serait à nouveau une de reconstruction pour le corps. Toute
lénergie et lélan accumullés pendant les saisons 1969 et 1970 furent
perdus. Plusieurs membres des sections cuivre et percussion quittaient et devaient être
remplacés. Au grand crédit des membres du groupe, ils réussissaient à maintenir la
forme pendant un été rempli de défis.
Pendant lété de 1972, les Cadets nous présentaient un groupe bien amélioré avec
des sections de cinq joueurs en caisses claires ainsi quen ténors et, pour la
première fois, une section de couleurs composée de jeunes filles et habilement appuyée
par une section de carabines masculine. (manipulant et lançant toujours ces fameuses
carabines militaires britanniques type « Enfield » de 13 livres (6 kilos) Le groupe
entreprenait une saison pleine de compétitons, avec une participation au World Open au
Manning Bowl de Lynn, Massachusetts. Lensemble de percussion se méritera le
trophée pour le plus haut score en exécution. Malheureusement, cette soirée triomphale
dégénèrera en chaos lorsque Gordie, le chauffeur de lautobus de la percussion,
quelque peu désorienté par les chants de We are number one, pris plus dune heure
pour retrouver lécole où était logé le groupe, malgré quon pouvait voir
lécole au haut de la colline, à partir du Manning Bowl. Plutôt que darriver
aux accolades de leur confrères et surs, ils se retrouvèrent dans un gymnase vide.
Tous était parti à la recherche de nourriture. (et jose dire, de
rafraîchissements.) Ceci mit un terme à une bonne fin de semaine de travail pour Gordie,
qui avait prit la mauvaise sortie vers le Massachusetts Turnpike, et pratiquement amené
lensemble de percussion à New York City. Le championnat de fin de saison fut
serré, mais le résultat décevant.
La dernière saison du groupe fut une des meilleures. Les scores montaient et descendaient
dune fin de semaine à lautre et dun panel dévaluateurs à
lautre. Lorsquils remportaient une compétition, ils jouaient Jezebel et
lorsquils ne gagnaient pas, ils jouaient Shaft (Quoi dautre ?) et les
supporteurs pouvaient lentendre au complet, car le groupe prenait plus de temps à
quitter le terrain quà lhabitude. Tout en gagnant une bonne partie des
compétitions contre le méchant duo (Del et Opti) et contre leur rival respecté de
létat de New York, St. Joes, les Cadets LaSalle étaient toujours
compétitifs et divertissants.
La pression continuelle de toujours présenter, sur des lignes de cuivre et de percussion
amples obligea le groupe à présenter une section de couleurs féminine, y compris la
section de carabines. Ils réussissaient à présenter une section de caisses claires de
six joueurs mais dût se limiter à cinq joueurs de ténor car les fonds ny étaient
pas pour lobtention dinstruments multiples modernes, qui étaient la rage du
temps. Malgré tout, ils présentaient une excellente section de percussion et
réussissaient à se faire un nom en jouant un arrangement des plus difficiles et
complexes de la pièce de Don Ellis, Upstart, composée par M. Roch St-Jean.
Pendant cette période, les dépenses et les factures saccumulaient et les
déplacements devenaient de plus en plus difficiles. Le camion déquipement ayant
été vendu la saison précédente, il fallait ranger les instruments abord des autobus.
Nayant plus de sources de revenus régulières ou constantes, on se fiait aux
largesses (et aux cartes de crédit) des équipes de directeurs, dinstructeurs et
des amis du corps. Le corps, toujours quelque peu isolé de Toronto à cause de la
géographie (500 kilomètres), était maintenant totalement à lextérieur du
rassemblement de compétitions et la fondation du DCI rendait leur situation plus
nébuleuse encore.
Les résultats décevants lors de la compétition préliminaire aux championnats nationaux
au stade CNE à Toronto au début de septembre amena le directeur du corps, M. René
Rockbrune, à livrer un discours sur le terrain, précédant leur performance à la
finale.
Utilisant un langage peut flatteur, il implora les membres dignorer les évaluateurs
(qui étaient présents, en attente, avec leur « clipboard » en main) et de jouer pour
ce qui était leur grande force, soit leur légion de supporteurs présents dans ce beau
stade. Lorsque lécho des premières notes de la pièce One Fine Morning
retentissaient sur le terrain, grâce à la couverture du vieux stade, tous savait que ce
serait une soirée spéciale. Le score final dévoilerait une égalité en première
position entre les Cadets LaSalle et DeLaSalle Oaklands, et ce, dans leur propre cour, et
la performance serait la plus émotionnelle dans lhistoire du corps, longue de dix
ans. La semaine suivante, le groupe donnait sa dernière prestation lors dune partie
des Rough Riders dOttawa, de la Ligue canadienne de Football. De retour au local du
corps après la partie, les uniformes furent enlevés et rangés avec les instruments pour
la dernière fois. Les Cadets LaSalle nétaitent plus.
Notes du traducteur : Malgré le sentiment un peu sombre quon peut resentir en
rapport avec leur dernière saison, les Cadets LaSalle ont tout de même réussi à se
classer en avant de Commodores, Garfield Cadets et Bleu Raeders et à quelques 4,15 points
de Bridgemen, tout en se méritant la meilleur section de cuivre au DCI East à Lowell,
MA, le 16 août. (le groupe qui remporta cette compétition était nul autre que Santa
Clara Vanguard.)
Ces résultats reflètent bien le niveau de la qualité du groupe. Sils avaient
participé au championnat DCI à Whitewater, WI, cinq jours plus tard, ils auraient été
dans le feu de la compétition, Bridgemen sétant classés neuvième et Commodores
dixième.
Dans un autre ordre didée, suite à la réduction du texte original rédigé par M.
Bill Serson pour Drum Corps World, on néglige de mentionner certaines personnes qui ont
eu un impact sur la qualité des Cadets LaSalle, en marche et manuvres, et je nomme,
MM. Robert Myre, André Bergeron et Royal Joanisse.
Les gens interessés peuvent se procurer ces volumes en faisant la demande auprès de Drum
Corps World avec la formule suivante. Dans le même volume, histoire des Châtelaines de
Laval, Offensive Lions de Jonquière, DeLaSalle Oaklands de Toronto, Toronto Optimists,
Grenadiers de Kingston, Preston Scout House et Venture de Kitchener. Il est aussi possible
de commander ces 2 intéressants livres sur le site de Drum Corps World.
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